Gogo, le guembri

 

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Ma démarche

Mon travail est avant tout basé sur le fait de pouvoir harmoniser mes propres chansons ou certaines chansons du répertoire traditionnel avec ma guitare  » mon piano du pauvre » et puis surtout avec Gogo, mon guembri, « mon abri de transe ».

Je ne suis pas partisan d’une école donnée, mais je ne peux m’empêcher de trouver les mélodies du patrimoine maghrébin d’une beauté rare.

Partant de là, il devient important de comprendre les codes de ces écoles traditionnelles, de comprendre leurs règles et leurs fonctionnements.

Dans ma petite tête, comprendre cette science ancestrale va me permettre de prendre la liberté de travailler tout ça en y intégrant Gogo et en y intégrant des notions qui n’y sont pas ou peu présente, comme de la polyphonie dans la musique arabo-andalouse.

guembri

Dans le travail de composition, j’ai pris le parti de me positionner en marge des tendances musicales marocaines actuelles. Le formatage bannit même l’idée de penser autrement la musique.

Pour moi, et même si cela peut sembler évident, la musique est un véhicule libre. Un véhicule qui sert à exprimer des idées et les partager avec un public, un auditoire qui y croit.

Mes guembris

Mon premier guembri viens d’un troc, un vélo hollandais contre un petit guembri de Fès, des basses terribles mais une tendance à friser 🙂 En permanence dans ma salle d’opération, c’est le guembri que l’on peut entendre sur le premier Ep et sur le single Ana Wiak. (ci-dessous en photo)

Dans ma fameuse salle d’opération justement, il y’a plein d’autres guembris sur lesquelles je me suis amusé à tester différentes choses, des clés, des accordages, des bidouillages électroniques … etc

D’ailleurs vous le remarquerez, tous les guembris que j’utilise ont un manche plus court que la moyenne et disposent également d’un frettage. Je peux vous assurer que le travail à été long pour trouver les bonnes dimensions.

Gogo, mon guembri actuel est un endorcement du luthier Malik Lahlou qui est établi à Rabat, fabriqué en noyer en une seule pièce pour le corps, c’est un véritable bijou issu d’un savoir-faire hors norme.

Bien que le son originel de ce guembri soit complètement dément, d’une rare définition, j’y ai bien évidemment apporté un certain nombre de modifications afin d’être plus à l’aise sur scène. Cela inclut, le frettage, la modification de la taille du manche, un cloutage supplémentaire, l’ajout d’une seconde rosace en hauteur et enfin l’électrification à l’aide d’un assemblage de micros gérés par un potentiomètre de volume et quelques pédales d’effets. (ci-dessous, la première transformation avant la finale sur la photo au dessus)

Le son de Gogo :

Obtenir un son de guembri n’est pas chose aisée, obtenir « son » son de guembri est une tâche bien plus ardue. Après de nombreuses recherches avec Mehdi, de fausses pistes et d’achats inutiles aussi parfois, nous sommes arrivés à un set-up plutôt simple qui évite trop de complications :

– Un égaliseur paramétrique Yamaha NE-1

– Une pédale Super Octave OC-3 de Boss

– Une pédale Cosmochorus Chorus Unit de Locobox

– Une pédale loop-station RC-2 de Boss